PRÉPARER SA RANDONNÉE
Modifier un GPX en ligne : le guide pas à pas
L’éditeur GPX permet de dessiner un parcours depuis une carte vide ou de travailler sur une copie d’un fichier existant. Chaque outil a un rôle précis : suis ce pas-à-pas pour éviter les coupures involontaires et exporter la bonne version.
Par Échappée · Mis à jour le
1. Choisir son point de départ
Pour une nouvelle trace, recherche une commune afin de centrer la carte, active Tracer et place ton premier passage. Tu peux dessiner sans compte ; l’inscription gratuite sert à conserver plusieurs projets dans Mes GPX.
Utilise Importer pour charger un ou plusieurs fichiers GPX, sans compte, ou ouvre « Modifier le GPX global » depuis la carte d’un trek. L’éditeur travaille sur une copie personnelle : il ne modifie ni le fichier d’origine ni le circuit public.
- Nouvelle trace : rechercher une commune, choisir Tracer, puis cliquer sur la carte.
- Fichier existant : choisir Importer ou glisser le fichier dans l’éditeur.
- Trek Échappée : ouvrir sa carte puis choisir Modifier le GPX global.
2. Afficher les sentiers utiles
Le bouton « GR · GRP · PR » affiche ou masque les itinéraires pédestres balisés. Utilise ce calque comme aide pour suivre un itinéraire reconnu ou passer d’un sentier balisé à l’autre. Zoome suffisamment avant de poser un passage dans une zone où plusieurs chemins se croisent.
Le fond de carte et le balisage décrivent le réseau cartographié ; ils ne garantissent pas l’ouverture actuelle, le droit de passage ou l’absence de difficulté. Compare toujours avec les informations locales récentes.
3. Tracer un parcours sur le réseau pédestre
Avec Tracer, clique successivement sur les passages que tu veux imposer. L’éditeur calcule chaque liaison sur le réseau pédestre et met à jour la distance, le dénivelé et le profil. Ajoute assez de passages pour guider le calcul aux embranchements importants, sans poser un point à chaque virage.
Pour fermer une boucle, reclique sur le départ. Contrôle que la liaison de retour suit bien le chemin voulu et qu’elle ne crée pas un long passage parcouru deux fois. Un petit tronc commun au départ ou une forme en huit peuvent rester parfaitement cohérents.
4. Déplacer un passage
Active Déplacer puis saisis un passage numéroté sur la carte. Dépose-le sur le nouvel emplacement : les liaisons voisines sont recalculées lorsqu’un chemin est disponible. Le reste du parcours est conservé.
Après le déplacement, inspecte les deux côtés du point. Près d’un col, d’une rivière ou d’un réseau dense, une petite différence de position peut envoyer le calcul sur une autre vallée. Utilise Annuler si le résultat n’est pas celui attendu.
5. Couper ou gommer sans casser toute la trace
Couper transforme la trace en portions séparées au point choisi. Utilise-le pour isoler une partie avant de la retravailler. Gommer supprime ce que tu vises : un passage numéroté, un repère ou, si tu cliques directement sur la ligne, le segment concerné.
La suppression d’un passage intermédiaire peut recalculer la liaison entre ses voisins. La suppression d’un segment laisse au contraire une coupure que tu peux refermer ensuite avec Tracer. Annuler et Rétablir permettent de comparer les versions sans multiplier les sauvegardes.
6. Utiliser Hors réseau et Repère
Hors réseau dessine une liaison manuelle quand aucun calcul pédestre ne correspond à ton intention. Cette portion est signalée comme non vérifiée : elle peut traverser un terrain impraticable, privé ou interdit. Utilise-la seulement avec une connaissance fiable du terrain, jamais pour forcer un raccourci visuel.
Repère ajoute un point utile sans modifier la ligne : départ, col, source, nuit ou point d’attention. Donne-lui un nom clair. Un repère d’eau reste une indication cartographique et ne confirme ni le débit ni la potabilité.
7. Contrôler le profil, les chiffres et la vue 3D
Survole la trace et le profil altimétrique pour relier chaque bosse à sa position sur la carte. Cherche les grandes lignes droites, les coupures, les retours involontaires et les valeurs de dénivelé incohérentes. Une chute verticale isolée peut signaler une altitude absente ou un segment anormal.
Une fois le projet enregistré, la vue 3D aide à comprendre le relief et l’enchaînement des vallées. Elle complète le profil mais ne remplace pas l’analyse du terrain, de l’exposition et des conditions météorologiques.
8. Enregistrer, partager et exporter la bonne version
La copie de travail du navigateur permet de reprendre une session sur le même appareil, mais elle peut disparaître si les données du site sont effacées. Avec un compte, choisis Enregistrer, donne un nom explicite au projet et retrouve-le dans l’éditeur ou dans Mon compte → Mes GPX. En cas de nom identique, lis le choix entre remplacement et nouvelle version.
Fiche PDF, dans Exporter, prépare une version papier de ton projet avec la carte affichée, le profil d’altitude, les statistiques, les étapes et les repères. Cadre le parcours avant l’export : le document reprend la vue de la carte, sans déplacer ton itinéraire.
Le partage crée un lien de consultation vers la version enregistrée. Avec un compte gratuit, exporte le GPX complet ou les fichiers par étape puis rouvre-le dans ta montre ou ton application afin de vérifier la trace complète et ses repères. Modifier le GPX personnel d’un trek ne met pas automatiquement à jour son carnet PDF, ses nuits ou la fiche officielle.
- Nommer et enregistrer le projet après les modifications importantes.
- Vérifier une dernière fois la carte, le profil et les portions hors réseau.
- Exporter le GPX et l’importer dans l’appareil qui sera utilisé sur le terrain.
- Télécharger les cartes hors ligne et tester le parcours sans connexion.
9. Et pour le sac ?
Une fois la trace prête, prépare le matériel qui va avec dans Mon matos : la liste, le poids du sac et le partage avec ton groupe sont gratuits, comme l’éditeur GPX.